Pétra, Jordanie, Moyen-Orient, Asie

Pétra, de son nom sémitique Reqem ou Raqmu, est une cité nabatéenne préislamique de l’actuelle Jordanie située dans le Wadi Rum, patrimoine mondiale de l’UNESCO. Située à mi-chemin entre le Golfe d’Aqaba et la mer Morte, à 3 heures de route de Amman, la capitale jordanienne. Créée dans l’Antiquité vers la fin du VIIIᵉ siècle av JC. Par les édomites, occupée au VI siècle par les nabatéens qui ont profité de sa position sur la route des caravanes pour transporter l’encens, les épices et d’autres produits précieux, entre l’Égypte, la Syrie, l’Arabie du sud et la Méditerranée que malheureusement, deux siècles plus tard, s’est vue dans l’abandon progressif par ses habitants à cause de séismes et de la modification des routes commerciales. En 1812, l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt redécouvre le site. En 1830, le site devient un lieu de visite, complément de pèlerinages religieux, et source de nombreux profits pour les chefs des tribus alentour.
Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un ensemble monumental et unique, entouré d’un parc national archéologique.
La situation de Pétra, dissimulée entre des rochers aux parois abruptes et dotée d’un approvisionnement sûr en eau en fait un lieu propice au développement d’une cité prospère. L’endroit n’est accessible que par un étroit sentier montagneux par le nord-ouest ou à l’est par un canyon d’environ 1,5 kilomètre de long et jusqu’à 200 mètres de profondeur, le Sîq, l’accès principal, qui, à son endroit le plus resserré, mesure seulement deux mètres de large. Des installations de collecte et de distribution d’eau destinées à stocker et transporter l’eau en s’affranchissant du relief escarpé sont encore visibles de nos jours.
Le tourisme commence après la Seconde Guerre Mondiale, Auparavant, la ville n’était accessible qu’aux touristes et chercheurs accompagnés de guides locaux et d’escortes armées. Les nomades Bedul habitaient dans les ruines de Pétra jusqu’à 1980; ils sont aujourd’hui guides touristiques ou commerçants établis aux environs. Mais malheureusement, le secteur du tourisme est dépendant de la conjoncture économique et de la stabilité politique de la région.

Conseils

Avant le départ procurez votre visa de tourisme obligatoire à l’ambassade ou consulat ou en arrivant à l’aéroport d’Amman (il faut payer en monnaie locale).
Vous avez un peu plus d’une vingtaine d’hôtels à choisir pour votre visite.
L’entrée au site est payante. Une visite nocturne de Pétra, à la lueur des bougies, est possible pour découvrir la ville sous un autre angle.
L’UNESCO et les autorités déconseillent les promenades offertes à dos d’animaux car la poussière levée par les pas des animaux s’incruste dans les fissures et les recoins du Sîq et des ruines, les endommageant.

Bethléem, Cisjordanie, Palestine

Bethléem est une ville située en Cisjordanie, une région de Palestine, important centre religieux, à environ 10 km au sud de Jérusalem, qui compte 30 000 habitants, essentiellement des Palestiniens musulmans. La ville compte une petite communauté de chrétiens palestiniens, une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. Pour les juifs, le nom est Éphrata et est le lieu de naissance et de couronnement du roi d’Israël David. Considérée par les chrétiens comme le lieu de naissance de Jésus de Nazareth. C’est un lieu de pèlerinage qui génère une activité économique importante à la période de Noël. La ville est également le siège d’un lieu saint du judaïsme, le tombeau de Rachel, situé à l’entrée de la ville. Depuis 1995, la ville est sous l’administration de l’Autorité Palestinienne. On y trouve aussi la Basilique de la Nativité avec sa fameuse étoile et la Grotte du lait. Les affirmations chrétiennes ne sont pas corroborées par les découvertes archéologiques à Bethléem où aucune trace d’habitat contemporain de Jésus n’a été mise au jour jusqu’à présent. Entre 1992 et 2003, l’archéologue israélien Aviram Oshri a conduit des fouilles de sauvetage dans le village homonyme de Bethléem en Galilée, à 6km à l’ouest de Nazareth. Il y a mis au jour les vestiges d’une occupation juive d’époque hérodienne, ceux d’une basilique chrétienne et émis l’hypothèse que le village galiléen de Bethléem serait le véritable berceau de Jésus.
La ville est aujourd’hui partiellement entourée par la barrière de séparation israélienne sous la forme d’un mur de 8 mètres construit par les autorités israéliennes.
Bethléem a reçu en 2000 la visite du Pape Jean-Paul II pour commémorer le bimillénaire de la naissance du Christ.

Conseils

Vous pouvez vous rendre en autobus dès Jérusalem, à la porte de Damas et il vous laissera devant le mur, au poste israélien de contrôle. Vous devrez présenter vos papiers et après avoir eu l’autorisation d’y passer, après avoir franchi le mur, vous pouvez prendre un taxi collectif jusqu’à la ville. Pour retourner avec le même autobus, vous devrez passer un contrôle où vous devrez présenter vos papiers.
Vous pouvez aussi prendre un taxi à Jérusalem. Si le chauffeur est arabe, il pourra franchir le mur, vous organiser un tour avec un guide locale et vous ramener à Jérusalem.
Si vous louez une voiture israélienne, elle ne peut pas pénétrer dans les territoires.
La Basilique de la Nativité et la Vieille Ville se visitent dans une demie-journée.

 

Le Saint-Sépulcre, Jérusalem, Israël

Le Saint-Sépulcre est, selon la tradition chrétienne, le tombeau du Christ, c’est-à-dire la grotte où le corps de Jésus de Nazareth fut déposé le soir de sa mort sur la Croix. On dit que l’empereur Hadrien avait fait construire, au IIe siècle, un temple consacré à Vénus sur l’emplacement du Saint-Sépulcre pour dissimuler le tombeau où Jésus avait été inhumé. Constantin le Grand, premier empereur chrétien, a remplacé le temple par une église. Un édicule de marbre a été bâti au-dessus du tombeau et c’est celui-ci que l’on peut voir aujourd’hui. Dans les années qui suivent, une série de bâtiments commémoratifs dessinent un parcours à travers lequel les pèlerins se glissent dans la vie, la mort et la résurrection du Messie, étant le lieu de pèlerinage par excellence au Moyen Âge. Jérusalem, depuis le VII siècle, était sous domination musulmane donc ce sont eux qui percevaient de chaque pèlerin, une taxe pour le droit d’entrée. Aujourd’hui, on y trouve deux pièces successives, comme dans les sépultures juives de l’époque romaine: la Chapelle de l’ange, où le corps était préparé (lavé, parfumé, embaumé) et la Chambre du Sépulcre (tombeau proprement dite).

Conseils

D’habitude le Saint-Sépulcre est ouvert à 4h00 et il ferme à 19h00 entre octobre et mars et à 21h00 entre avril et septembre. Le soir, au moment de la fermeture, les trois sacristains (un représentant pour chaque communauté) sont présents, pour décider qui l’ouvrira le lendemain. L’ouverture se fait à tour de rôle entre les trois communautés.
La sainte messe présidée par les latins dans l’Édicule du Saint Sépulcre commence à 4h30 du matin et se succède chaque demi-heure jusqu’à 7h45. A 8h30 les frères célèbrent la messe du jour chantée dans l’antichambre de l’Édicule. Simultanément il y a la Sainte Messe au Calvaire, dans la nef de droite, de 5h00 à 6h30.
Chaque jour à 16h00 la communauté franciscaine fait sa procession quotidienne dans la Basilique du Saint Sépulcre.